Bénin: un présumé facilitateur financier de Kemi Seba arrêté et présenté devant la Criet
Au Bénin, un homme soupçonné d’avoir facilité des opérations financières liées à l’activiste Kemi Seba a comparu le lundi 16 mars 2026 devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET).
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C’est une affaire aux ramifications sensibles qui s’ouvre devant la juridiction spéciale béninoise. Lundi 16 mars 2026, la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme a examiné le dossier d’un tenancier de boutique de transfert de devises, soupçonné d’être un maillon financier dans les activités de l’activiste Kemi Seba, recherché par les autorités béninoises.
Placée en détention préventive, la personne poursuivie est accusée par le parquet spécial d’avoir effectué des transactions pour le compte du président de l’ONG Urgences panafricanistes, dans un contexte marqué par les enquêtes liées au coup d’État manqué du 7 décembre 2025. À ces faits s’ajoutent des accusations de cybercriminalité, alourdissant davantage le dossier.
À la barre, le prévenu a catégoriquement rejeté l’ensemble des charges. Il soutient n’avoir jamais été impliqué dans des activités illicites, ni participé à des opérations de nature à inciter à la violence.
Des soupçons de blanchiment via des circuits parallèles
Selon les éléments évoqués au cours de l’audience et rapporté par Libre express, l’accusé serait impliqué dans un mécanisme de blanchiment d’argent au profit de cybercriminels. Il lui est reproché d’avoir mis à disposition des comptes bancaires fictifs pour faciliter la récupération de fonds d’origine douteuse, en contrepartie d’une commission estimée à 5 %.
Des accusations que le prévenu réfute, affirmant qu’il ignorait l’origine frauduleuse des transactions réalisées pour certains clients. Concernant ses liens avec Kemi Seba, il reconnaît uniquement une transaction en cryptomonnaie d’un montant de 2 000 euros effectuée en 2023, minimisant toute relation plus poussée.
Une version qui semble toutefois peu convaincre les magistrats, lesquels disposeraient, selon les débats, d’éléments laissant entrevoir une collaboration plus étroite entre les deux hommes.
Face à la gravité des faits, la défense a sollicité un renvoi afin de mieux préparer ses arguments. Une demande acceptée par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme, qui a fixé la reprise du procès au 11 mai 2026. Il est poursuivi pour cybercriminalité et incitation à la violence.
Ce délai devrait permettre d’approfondir les investigations et de mieux cerner le rôle exact du prévenu dans cette affaire aux enjeux à la fois judiciaires et sécuritaires.

