TRIOMPHE MAG , parce que l'information, C'est Le Pouvoir
TRIOMPHE NETTOYEURS
TRIOMPHE NETTOYEURS

Procès Dangnivo : « J’ai arraché l’arme chez Degbo. C’était un plan pour m’ôter la vie », Donatien Amoussou accuse le colonel Laourou

0

Le procès dans l’affaire Pierre Urbain Dangnivo s’est poursuivi ce vendredi 3 juillet 2026 au tribunal de Cotonou avec l’audition de Donatien Amoussou. Appelé à la barre après le témoignage du colonel Enock Laourou, l’accusé a contesté plusieurs déclarations du militaire et a affirmé avoir été victime de violences lors de son extraction de prison et de son transfert.

À 12h17, Donatien Amoussou a été invité à comparaître devant la Cour. Dès le début de sa déposition, il est revenu sur les propos tenus quelques minutes plus tôt par le colonel Enock Laourou, estimant que celui-ci reprenait la même version des faits que lors de ses précédentes auditions.

« Avant, il déclarait les mêmes choses », a déclaré l’accusé, avant de s’inscrire en faux contre une partie du témoignage du militaire concernant les circonstances d’un déplacement effectué près de la morgue du Centre national hospitalier et universitaire (CNHU).

Une version des faits en contradiction avec celle du colonel

Selon Donatien Amoussou, l’affirmation selon laquelle Lucien Degbo aurait emprunté un itinéraire en raison de travaux sur une autre voie est inexacte. « Lorsque le colonel dit que M. Degbo Lucien a pris devant la morgue du CNHU parce que l’autre voie était en chantier, c’est faux », a-t-il soutenu devant la Cour.

L’accusé a également affirmé avoir désarmé Lucien Degbo au cours des événements. « J’ai arraché l’arme chez Degbo. C’était un plan pour m’ôter la vie », a-t-il déclaré.

Poursuivant son témoignage, Donatien Amoussou a indiqué avoir été extrait de prison le 13 juillet 2013. Il a invité la Cour à interroger le colonel Enock Laourou sur les raisons de cette décision. « Demandez à M. Laourou pourquoi ils m’ont extrait de la prison », a-t-il lancé.

Il a ensuite affirmé que, lors de l’intervention du colonel sur les lieux, certains militaires se seraient opposés à ce qu’il soit emmené. Selon son récit, le colonel aurait finalement décidé de le placer dans le coffre arrière de son véhicule avant son transfert.

« Le colonel m’a mis dans la malle arrière de son véhicule. J’ai été correctement bastonné », a déclaré Donatien Amoussou, décrivant les conditions dans lesquelles il affirme avoir été conduit après son extraction.

Ces déclarations, qui contredisent sur plusieurs points le témoignage du colonel Enock Laourou, viennent alimenter les débats dans cette affaire. Il appartiendra à la Cour d’apprécier ces versions divergentes au regard des autres éléments du dossier et des preuves produites au cours de la procédure.

Cliquez sur ce lien pour intégrer notre chaîne WhatsApp TRIOMPHE MAG https://whatsapp.com/channel/0029VaCcWQz59PwKMBfy9k0f

TRIOMPHE NETTOYEURS

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

This website uses cookies to improve your experience. We'll assume you're ok with this, but you can opt-out if you wish. Accept Read More