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Guerre en Ukraine : « j’ai été mise aux arrêts… », une étudiante béninoise raconte sa mésaventure

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La guerre qui oppose actuellement la Russie à l’Ukraine a engendré d’énormes répercussions sur plusieurs plans notamment l’exode pléthorique de civils, dont des milliers d’étudiants venant de l’Afrique. Une étudiante béninoise fréquentant une université de la capitale Kiev a, elle aussi pu s’échapper pour se mettre à l’abri et raconte ce qu’elle a vécu.

Les habitants des grandes villes visées par l’avancée des bombardements russes en Ukraine ont dû prendre la clé des champs par différents moyens afin de survivre. Parmi eux, figure Vanina Azo, étudiante béninoise vivant en Ukraine. À Paris depuis lundi dernier et jointe par Frissons radio, elle raconte sa mésaventure après un difficile voyage de cinq jours.

« Avant les bombardements, il avait eu des menaces, mais personne ne prenait cela au sérieux. On dormait quand les bombardements ont commencé autour de 4h le jeudi, jour du déclenchement de la guerre. Le bruit était tellement fort que cela a réveillé tout le monde. C’était éloigné de chez nous, mais on voyait quand même la fumée et on entendait des bruits… Moi, j’ai un tuteur en Ukraine et quand les choses ont dégénéré, nous sommes allés dans un village après quoi on a emprunté la route pour la frontière de la Roumanie. Il y avait tellement du monde là-bas qu’on a dû continuer pour la frontière de la Hongrie. Une fois là-bas, on a dû continuer à pied, car là encore il avait du monde avec des véhicules en fil d’attente », confie Vanina Azo.

L’étudiante béninoise revient sur les épreuves pénibles qu’elle a subies avant de quitter l’Ukraine ainsi que son interpellation par la police allemande. « On a marché sur des kilomètres. C’était vraiment pénible sous le froid. J’ai finalement pu prendre le train pour l’Allemagne, mais à peine démarrer, il a eu des policiers qui sont venus nous faire sortir du train pour un contrôle disaient-ils. Sans raison, j’ai été mis aux arrêts aux environs de 8h pour être finalement relâché à 18h. On est restés sous le froid. On était juste debout et on ne nous donnait aucun renseignement. Je ne pouvais pas joindre mes parents pour leur dire où j’étais et c’était la panique », a-t-elle martelé.

Rappelons que de sources concordantes, les étudiants béninois en Ukraine ne seront pas laissés à leur sort. Le gouvernement béninois étudie des possibilités pour aller au secours de ses ressortissants. Dans une récente déclaration, le ministre des Affaires étrangères et de la coopération a confié que le Bénin a eu des entretiens avec les autorités de deux pays de la sous-région ouest-africaine qui ont un nombre important de ressortissants en Ukraine.

« L’accord de principe a été obtenu afin que ces pays aident à évacuer également les ressortissants béninois quand ils voudront évacuer les leurs », informe Aurélien Agbénonci. De l’autre côté, les sanctions économiques et financières venant des États-Unis, l’Union Européenne et d’autres Organismes ne cessent de pleuvoir sur le parapluie de la détermination du Kremlin.

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