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Géant du syndicalisme béninois, le baobab au foulard rouge Paul Essè Iko lutte contre la maladie depuis 2022

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Figure emblématique du mouvement syndical béninois, Paul Essè Iko traverse actuellement une épreuve de santé qui inquiète ses proches, ses camarades de lutte et l’ensemble du monde du travail au Bénin.

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Le baobab au foulard rouge, comme l’appellent affectueusement de nombreux travailleurs, lutte contre cette maladie depuis 2022. « Je ne me suis pas tu quand bien même je suis attaqué par la maladie », confiait-il sur Radio Sêdohoun la même année. Quatre ans plus tard, selon les informations relayées ce jeudi par Madame Actu, l’ancien leader syndical demeure affaibli, mais conserve intacte sa détermination.

Il est défenseur inlassable des droits des travailleurs, promoteur des libertés syndicales et symbole d’une génération de militants déterminés à bâtir plus de justice et d’équité dans le monde du travail. Des décennies durant, par son courage, sa constance et son engagement sans faille, Paul Essè Iko a su porter haut la voix de ceux que les sphères du pouvoir n’entendent pas toujours.

Si l’état de santé du syndicaliste suscite une vive inquiétude dans les milieux du travail et au-delà, une chose rassure ceux qui le connaissent : Paul Essè EKO reste droit dans ses bottes. Fidèle à l’image qu’il a toujours donnée de lui-même , celle d’un homme qui ne plie pas, il affronte cette épreuve avec la dignité et la sérénité qui ont toujours caractérisé son parcours.

A lire aussi : Bénin : le baobab au foulard rouge, l’ex syndicaliste Paul Essè Iko affaibli par la maladie

Un parcours syndical gravé dans l’histoire sociale du Bénin

Depuis son départ de la tête de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (CSTB) à l’issue du 5ᵉ congrès ordinaire tenu le 8 septembre 2017 à Cotonou, Paul Essè Iko demeure une référence incontournable dans l’univers syndical béninois. Son retrait du premier plan avait surpris plus d’un, tant l’homme incarnait, pour de nombreux travailleurs, la voix de la contestation sociale et de la défense des droits des couches laborieuses.

Après seulement quatre années passées à la tête de la CSTB, il a laissé l’image d’un dirigeant combatif, au franc-parler assumé et à la détermination rarement égalée. Ses prises de position, souvent fermes face aux autorités, lui ont valu une réputation de syndicaliste intraitable lorsqu’il estimait défendre une cause juste.

Présent sur presque tous les fronts sociaux, Paul Essè Iko s’est illustré aux côtés des enseignants, des policiers, des douaniers, des agents de santé, des travailleurs du secteur agricole ou encore des syndicats de la plateforme portuaire. Sa célèbre formule : « Enseignants, policiers et douaniers, mêmes problèmes, même combat » traduisait sa volonté de fédérer les luttes sociales autour d’intérêts communs.

Une figure respectée malgré les divergences

Son engagement et sa méthode ont parfois créé des divergences avec d’autres responsables syndicaux. Malgré ces différences d’approche, plusieurs acteurs syndicaux reconnaissent en lui un homme de conviction ayant profondément marqué la Bourse du travail au Bénin.

Même isolée à certaines périodes, la CSTB dirigée par Essè Iko a continué à peser dans les débats sociaux grâce à son activisme constant. Son refus de signer la charte sur le dialogue social, à une époque, avait d’ailleurs renforcé son image de syndicaliste indépendant et intransigeant.

Aujourd’hui encore, son nom reste associé aux grandes mobilisations sociales ayant marqué le Bénin ces dernières années. Son parcours continue d’inspirer de nombreux militants syndicaux et acteurs de la société civile.

Paul Essè Iko, une voix engagée même après son retrait syndical

Même après son départ de la tête de la CSTB, Paul Essè Iko n’a jamais cessé de suivre les questions liées aux conditions de vie des travailleurs béninois. En avril 2022, l’ancien syndicaliste s’était notamment prononcé sur les réflexions engagées autour de la revalorisation des salaires et du Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG).

Pour lui, les réformes salariales ne devaient pas uniquement concerner les fonctionnaires en activité. Il plaidait également pour une amélioration significative des pensions des retraités, estimant que ces derniers méritaient les mêmes efforts de revalorisation accordés aux agents encore en service.

« Si on revalorise les salaires des travailleurs en activité, il faut qu’on nous affecte aussi le même indice, nous les retraités », avait-il déclaré. Il a longtemps appelé au paiement des pensions à date échue, à l’image des salaires des fonctionnaires.

Un plaidoyer pour un SMIG plus élevé

Toujours fidèle à ses convictions sociales, Paul Essè Iko défendait également une hausse substantielle du SMIG au Bénin. Selon lui, le salaire minimum devait être porté à 100 000 FCFA au moins, contre 40 000 FCFA à l’époque.

Cette prise de position intervenait alors que le gouvernement béninois menait des discussions avec différents acteurs sociaux dans le cadre des réflexions sur l’amélioration des conditions salariales. À travers cette sortie médiatique, l’ancien leader syndical montrait une nouvelle fois son attachement à la justice sociale et à l’amélioration du pouvoir d’achat des travailleurs et des retraités.

Même éloigné des responsabilités syndicales, Paul Essè Iko continuait ainsi d’apparaître comme une voix influente et attentive aux réalités sociales du pays.

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