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Coup d’état au Burkina Faso : Accusée d’aider le colonel Damiba, la France réagit

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Les militaires qui ont pris le pouvoir au Burkina Faso ont accusé, ce samedi 1er octobre 2022, la France d’aider le lieutenant-colonel Damiba, renversé la veille, dans la préparation d’une contre-offensive. Une information formellement démentie dans la foulée par le ministère français des affaires Étrangères.

Le coup d’État perpétré par des militaires contre le lieutenant-Colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba au Burkina Faso prend une nouvelle dimension. À Ouagadougou, la situation est de nouveau tendue. Plusieurs grands axes de la capitale étaient bloqués dans l’après-midi de ce samedi par des militaires, peu après une rafale de tirs entendue dans le centre-ville par plusieurs témoins. Ce regain de tension survient au lendemain d’un coup d’État au cours duquel des militaires ont démis de ses fonctions le président de la transition, Paul-Henri Sandaogo Damiba, lui-même arrivé au pouvoir par un putsch fin janvier conduisant au renversement de Roch Christian Koboré.

Dans la foulée, les militaires qui ont pris le pouvoir accusent la France d’aider le lieutenant-Colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba dans la préparation d’une contre-offensive. Dans une brève allocution télévisée, les putschistes ont déclaré qu’il « se serait réfugié au sein de la base française à Kamboinsin pour « semer le trouble au sein de nos forces de défense et de sécurité ». Le ministère des Affaires étrangères français a réagi dans un communiqué et « dément formellement toute implication dans les évènements en cours depuis hier au Burkina ».

« Le camp où se trouvent nos forces françaises n’a jamais accueilli Paul-Henri Sandaogo Damiba, pas davantage que notre ambassade », a-t-il ajouté. C’est dans cette situation chaotique que des manifestants ont allumé des feux devant l’entrée de l’ambassade de France et auraient tenté de pénétrer à l’intérieur. Paris a condamné les « violences » contre son ambassade avec la plus grande fermeté.

🔴🇧🇫#BurkinaFaso : l’entrée de l’Ambassade de France au Burkina Faso incendiée ce samedi par des manifestants. #lwili #Burkina

pic.twitter.com/CT97lvyJmP — LSI AFRICA (@lsiafrica) October 1, 2022

Âgé de 34 ans, le nouveau Chef de la junte, le capitaine Ibrahim Traoré, était jusqu’à présent le chef de corps du Régiment d’artillerie de Kaya, dans le nord du pays, particulièrement touché par les attaques djihadistes. Après le renversement du lieutenant-Colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, les militaires à l’origine du coup de force ont annoncé la fermeture des frontières terrestres et aériennes ainsi que la suspension de la Constitution et la dissolution du gouvernement et de l’Assemblée législative de transition.

Un couvre-feu de 21 h 00 à 05 h 00 a également été mis en place. Les militaires ont invoqué « la dégradation continue de la situation sécuritaire » dans le pays. D’après les dernières informations, le coup d’État perpétré contre le lieutenant colonel Paul-Henri Damiba, est désormais consommé. Mais avant d’annoncer sa démission, le désormais ex président de la transition militaire a posé ses conditions, au total sept, au capitaine Ibrahim Traoré. 

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