Bénin – Procès Dangnivo : Louis Philippe Houndégnon vante la fiabilité de son informateur et réclame un huis clos pour révéler un nom
La poursuite du procès dans l’affaire Pierre Urbain Dangnivo, ce vendredi 3 juillet 2026 au tribunal de Cotonou, a été marquée par de nouvelles déclarations de l’ancien directeur général de la Police, Louis Philippe Houndégnon. Devant la Cour, il a défendu la crédibilité de son principal informateur, mis en cause la conduite des investigations policières et sollicité un huis clos pour communiquer l’identité d’une personne qu’il dit détenir, une demande contestée par la partie civile.
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L’audience a débuté avec la poursuite de la déposition de Louis Philippe Houndégnon, entendu comme témoin dans ce dossier vieux de seize ans. À la barre, il a longuement insisté sur la fiabilité de Bernardin Aguiar, présenté comme la source de plusieurs informations qu’il a communiquées à la justice.
« Aguiar Bernardin est un informateur professionnel. C’est le top des top. Quand il vous dit qu’il y a un lion là, vous allez là, vous verrez le lion », a-t-il déclaré à 10h44, réaffirmant ainsi sa confiance dans les renseignements qui lui auraient été fournis.
À 10h49, l’ancien patron de la Police nationale a également porté un regard critique sur les investigations menées dans cette affaire. « Je pense que la police a précédé la technique par rapport à la vérité », a-t-il affirmé, laissant entendre que certaines démarches d’enquête auraient été engagées avant que les preuves techniques ne permettent d’établir les faits.
La partie civile exige la divulgation publique du nom
L’un des moments les plus tendus de l’audience est intervenu lorsque Louis Philippe Houndégnon a indiqué avoir communiqué un nom au procureur de la République, tout en refusant de le révéler publiquement. « Je ne vais pas dire le nom ici, je vais le dire à huis clos », a-t-il déclaré devant la Cour.
Cette position a immédiatement suscité l’opposition de la partie civile, qui a demandé que le témoin divulgue ce nom en audience publique. Les avocats ont rappelé que le témoin avait prêté serment de dire toute la vérité devant la juridiction.
Face à cette controverse, le président de la Cour a décidé de suspendre l’audience à 10h52. Les débats devraient reprendre afin de statuer sur la suite de cette déposition, particulièrement attendue dans une procédure où chaque nouveau témoignage est susceptible d’éclairer les circonstances de la disparition de Pierre Urbain Dangnivo.
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