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Bénin – JIF 2022 : clin d’oeil de l’Alliance conclave de la jeunesse à Reckya Madougou, Nadine Okoumassoun et Cie

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Dans le cadre de la célébration de la journée internationale de la femme, le mouvement Alliance conclave de la jeunesse a fait le point des conditions de vie des femmes au Bénin. Dans son message ce mardi 08 mars 2022, l’Alliance conclave de la jeunesse a également fait un clin aux détenus politiques dont Reckya Madougou, Garya Saka , Nadine Okoumassoun et Fati Souleymane et bien d’autres femmes.

Intégralité du message de l’Alliance conclave de la jeunesse

Ce 08 mars 2022, à l’instar de tous les pays du monde entier, notre pays le Bénin célèbre la journée internationale de la femme. Une journée dédiée aux droits et à la valorisation des femmes dans le monde. Loin d’une occasion de réjouissance et de festivité, c’est pour nous une journée de réflexion sur les conditions dans lesquelles les femmes sont traitées dans notre pays. C’est pourquoi nous avons placé les activités de cette année sur le thème : Femme lève toi et bat toi pour la l’égalité du genre et la liberté des femmes.

Madames et monsieurs, Aujourd’hui, malgré les diverses dénonciations à plusieurs niveaux, la femme représente toujours l’être le plus vulnérable et le plus méprisable dans la société. Déjà dans la bible, elle est décrite comme un être secondaire, un être qui vient de la côte d’un autre.

Chez nous au Benin, la place accordé à la femme dans la société est insignifiante. Elle n’a pas le droit de choisir son mari ou son aman. Il suffit juste que cela soit arrangé entre le père de la fille et le prétendent et le tout est joué. La société permet à l’homme d’épouser le nombre de femme qu’il désigne sans demander l’avis de son ou de ses femmes.

Au Bénin, plus de 70% des femmes sont analphabète. C’est elle qui doit s’occuper de l’entretien de la maison, du bien être des enfants et de son mari. Lorsque ce dernier à une journée chargée ou mauvaise à son lieu de travail, c’est sa femme qui doit subir la colère. Elle est au quotidien confrontée à des violences physiques, morales et psychologiques.

Dans son lieu de travail, elle sera confrontée au phénomène de harcèlement sur tous les plans, du DG au chauffeurs même parfois aux gardiens. Quand elle refuse de céder, c’est qu’elle a fait le choix du chômage. Un objet qu’on peut utiliser pour satisfaire ses exigences sexuelles quand on en a besoin.

Chaque jours, des campagnes de sensibilisation sont faites pour appeler les femmes à se mêlé à la gestion de la société. Mais enfaite elle sont utilisées pour faire la propagande aux hommes. Sur le plan politique, les femmes sont mises en deuxième, troisième ou quatrième position. Dans les lieux de grande décisions, elles sont effacées.

Elles sont mises à des places insignifiante. Leur rôle est de rassembler les leurs pour les campagnes politiques. Les quelques unes qui se sont battues pour arriver au sommets sont combattues. Le 03 mars 2021, la candidate du parti les démocrates, Reckyath MADOUGOU est arrêtée sur le pond de Porto- Novo alors qu’elle revenait d’un meeting.

Elle est condamnée à 20 ans de prison, voilà qu’elle était parmi les duo, la seule candidate titulaire aux élections présidentielles. S’en ai suivie l’arrestation de plusieurs d’autres dont Garya SAKA, Nadine OKOUMASSOUN, Soulemane FATI ( Miss démocrate) et beaucoup d’autres. Voilà en quelques lignes, les conditions dans lesquelles notre pays célèbre la journée internationale de la femme cette année.Madames et monsieurs

1L’histoire du 08 mars est une histoire de combat et de lutte. C’est une preuve que si nous ne nous levons pas pour exiger notre respect et nos droits, personnes ne le fera à notre place. Nous devons prendre conscience que nous sommes femme, le sel de la vie. Nous devons nous inir pour exiger également la libération de toutes les femmes qui sont aujourd’hui arrêtés sur leurs opinions. Nous devons nous lever pour exiger une égalité réelle du genre dans la société.

Nous devons nous lever pour exiger le respect de la femme dans la société. Nous devons nous lever pour exiger la libération de Reckiath MADOUGOU, Garya SAKA, Soulemane FATI et Nadine OKOUMASSOUN. Nous devons nous lever pour exiger la libération de tous les détenus politiques dont Thibaut OGOU président du l’alliance Conclave de la Jeunesse.

C’est le moment pour nous d’exprimer nos soutiens à toutes les femmes dont leurs maris séjournent en prison pour des opinions politiques. C’est vous qui payer le lourd prix. Vous êtes des héroïnes.
Chaque année, toutes les femmes se réunissent pour exiger les meilleurs conditions mais nos gouvernants n’y prennent pas conscience. Nous espérons que celle ci serait différente.

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