Afrique du Sud – Demande de liberté sous caution : Kémi Séba devra encore attendre, le délibéré renvoyé
Comparu ce lundi 11 mai 2026 devant le tribunal de Pretoria en Afrique du Sud, l’activiste Kémi Séba devra encore attendre avant d’être fixé sur sa demande de remise en liberté sous caution. La juridiction a renvoyé son délibéré au 19 mai prochain.
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Le président de l’ONG Urgences Panafricanistes Kémi Séba devra encore patienter avant d’être fixé sur sa demande de remise en liberté. Le tribunal de Pretoria a renvoyé son délibéré au 19 mai 2026.
Détenu depuis environ un mois, le président de l’ONG Urgences Panafricanistes reste confronté à de lourdes accusations portées par le parquet sud-africain. Lors de l’audience précédente du 29 avril, l’accusation avait soutenu que l’activiste préparait des attentats sur le sol européen. Une version rejetée par l’intéressé, qui a qualifié ces allégations de « ridicules », tout en réaffirmant son engagement pour une lutte politique non violente contre le néocolonialisme.
Pendant que la procédure judiciaire suit son cours à Pretoria, les autorités béninoises poursuivent leurs démarches pour obtenir le retour de l’activiste au Bénin. Visé par deux mandats d’arrêt internationaux émis par Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme, plus connue sous le sigle CRIET, Kémi Séba est poursuivi pour blanchiment de capitaux et apologie du terrorisme. Ces poursuites seraient liées à ses prises de position après les événements du 7 décembre 2025.
Une procédure suivie de près par le Bénin
Au lendemain de l’arrestation de l’activiste, Mario Metonou avait confirmé qu’une équipe travaillait activement sur la procédure d’extradition. Selon le procureur spécial, le dossier devait être transmis aux autorités sud-africaines afin de permettre le transfèrement de Kémi Séba vers le Bénin pour qu’il réponde des faits qui lui sont reprochés.
Malgré cette pression judiciaire et diplomatique, l’activiste continue d’afficher une certaine sérénité. Dans une publication diffusée le 7 mai dernier sur sa page Facebook, il a accusé le régime du président Patrice Talon d’agir en coulisses pour empêcher sa libération. Il y a également révélé avoir tenté de quitter clandestinement l’Afrique du Sud après l’expiration de son titre de séjour, en s’appuyant sur des contacts et réseaux d’influence étrangers.
L’audience attendue le 19 mai prochain pourrait ainsi s’avérer décisive. La justice sud-africaine devra notamment apprécier les risques de fuite évoqués par le ministère public face aux garanties avancées par la défense, dans une affaire désormais suivie avec attention aussi bien à Pretoria qu’à Cotonou.

