Procès Dangnivo : « Ce n’est pas moi qui leur ai montré là où le corps se trouvait. C’est eux qui me l’ont montré », Codjo Cossi Alofa
Le procès dans l’affaire Pierre Urbain Dangnivo a connu une nouvelle phase de confrontation, ce vendredi 3 juillet 2026 au tribunal de Cotonou. Les accusés Codjo Cossi Alofa et Donatien Amoussou ont livré des déclarations mettant en cause le contrôleur Prince Alédji, contestant les circonstances de la découverte du corps et l’origine de leur implication dans le dossier.
À 15h30, Codjo Cossi Alofa est revenu sur les événements ayant conduit à son intervention sur le site où le corps avait été retrouvé. Selon lui, Prince Alédji, Lucien Degbo et un certain Firmin seraient venus le chercher alors qu’il se trouvait en prison.
« Prince Alédji, Degbo et Firmin sont venus me chercher à la prison. Ils ont arrêté un locataire. Ils avaient déjà fait leurs choses avant de venir me chercher », a-t-il déclaré devant la Cour.
L’accusé a ensuite contesté avoir guidé les enquêteurs vers le lieu où se trouvait le corps. « Ce n’est pas moi qui leur ai montré là où le corps se trouvait. C’est eux qui me l’ont montré », a-t-il affirmé.
Pour étayer sa version, Codjo Cossi Alofa a invité la Cour à consulter les images tournées par les médias lors des faits. « Si vous regardez les vidéos filmées par la presse à l’époque, vous verrez que ce sont eux qui me montraient le lieu », a-t-il soutenu.
Amoussou et Alofa accusent Prince Alédji de les avoir impliqués
Quelques minutes plus tard, à 15h36, Donatien Amoussou a également mis en cause Prince Alédji. Selon lui, « c’est le contrôleur Alédji qui a dit à Alofa de m’impliquer ».
Dans la continuité de cette séquence, Codjo Cossi Alofa a abondé dans le même sens. Il a affirmé que Prince Alédji lui aurait expliqué que Donatien Amoussou collaborait avec les enquêteurs, mais qu’il ne faisait pas partie de leur groupe.
« C’est Alédji qui m’a dit que Amoussou travaille avec eux mais qu’il n’est pas de notre côté. S’il continue, il va aller raconter », a déclaré Alofa, avant d’ajouter : « Donc c’est lui qui m’a dit de l’impliquer dans son dossier. »
Ces déclarations ont été faites au cours des débats contradictoires devant la Cour. Elles constituent la version présentée par les deux accusés et interviennent alors que la juridiction poursuit l’examen des responsabilités de chacun dans cette affaire vieille de seize ans. Il reviendra à la Cour d’apprécier ces affirmations au regard des autres témoignages et des éléments de preuve versés au dossier.
Cliquez sur ce lien pour intégrer notre chaîne WhatsApp TRIOMPHE MAG https://whatsapp.com/channel/0029VaCcWQz59PwKMBfy9k0f

