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“Un pouvoir devenu exagérément fou, a tenté de me tuer”, Candide Azannaï

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Candide Azannaï se rappelle de la tentative d’arrestation dont il a été victime le 04 mai 2017. Il s’est exprimé le mercredi 04 mai 2022 07 ans après le drame.

Il y a exactement 07 ans, un pouvoir devenu exagérément fou, a tenté de me tuer en échafaudant une crapuleuse tentative de mon enlèvement. Grâce à une prompte détermination, à une organisation méthodique, intelligente, disciplinée et courageuse, la vaillante jeunesse de nos sections a su répondre avec efficacité à son devoir de rampe de la résistance à l’arbitraire.

Nos populations et les jeunes de COTONOU et d’ailleurs, ont vaillamment tenu et ont fait barrage à la horde enragée. Le Peuple a répondu debout pour le triomphe des libertés et de la démocratie. En ce 04 mai 2022, mon épouse et moi, nous nous souvenons. Mes enfants et toute ma famille, nous vous disons à vous tous Peuple béninois, un sincère merci.

Nous avons accordé notre pardon au commanditaire et à toutes les inconsciences acolytes de cette triste crapulerie politique mais jamais nous ne devons oublier. La moindre menace sur la Démocratie et sur le Consensus national issu de la Conférence Nationale constitue un défi auquel, tous nous devrons nous résoudre à relever au besoin par le sacrifice de nos agendas personnels, particuliers et privés. Nous réitérons nos cordiales estimes à toutes et à tous.

Les faits

 «Au lendemain des résultats des élections législatives qui ont été proclamées un peu avant le 4 soit la veille, je m’étais retrouvé à Calavi, dans la maison du député, du président Houdé Valentin. Nous étions un certain nombre de députés pour réfléchir sur l’élection au perchoir du président Houngbédji. Jai qui quitté ici et je m’étais rendu à cette réunion qui a commencé à 22heures, et qui a pris fin à 1heure du matin.

C’est donc du retour de Calavi, de chez le président Houdé que j’ai eu les premières informations (souffrez que je ne révèle pas les sources). Ces informations me proposaient trois scénarii : soit fuir de Cotonou et du Bénin, soit me rendre, et la troisième solution, soit prendre mes responsabilités. …je suis un homme, je suis d’ici, je suis de la lignée des hommes braves, je suis d’Abomey, je suis d’Azali…nous n’avons pas appris à fuir, nous avons appris à résister, j’ai décidé de résister. J’ai informé tard dans la nuit vers 1heure du matin, mon épouse.

Nous avions l’habitude d’échanger sur les risques que peuvent prendre les hommes politiques, la vie et la biographie d’illustres personnages de l’histoire, et je lui ai dit, c’est maintenant tu vas faire tes preuves. Très tôt, moi je ne devais plus être sur les lieux.

À 6heures 45, les premiers signes ont commencé, toutes les rues d’ici étaient barricadées de véhicules de la présidence de la République, le service des renseignements, un peu plus tard, ce sont les véhicules de la police et de la gendarmerie, et la garde présidentielle. Il n’y avait plus d’issue, si je n’étais pas parti tôt, si je n’avais pas pris mes dispositions tôt, je n’avais aucune chance

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