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Guerre en Ukraine : le Pentagone demande à la Russie un cessez-le-feu «immédiat»

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Au 79e jour de l’invasion russe en Ukraine, ce vendredi 13 mai, suivez en direct les dernières informations sur le conflit. Les ministres des Affaires étrangères du G7 ont affiché leur soutien à l’Ukraine, tandis que l’UE a annoncé 500 millions d’euros d’aide militaire supplémentaire à Kiev.

► Moscou a bloqué le site internet de RFI, qui diffuse des informations dans une quinzaine de langues dont le russe. Une adresse URL alternative permet d’accéder au site en français et en russe. RFI en russe est aussi disponible sur Telegram : https://t.me/RFI_Ru via un VPN et en Russie en français par satellite sur Hotbird.

► Le site de la rédaction russe de RFI diffuse la radio publique ukrainienne (en langue ukrainienne) depuis la page d’accueil.


Les points essentiels :

► Les ministres des Affaires étrangères des pays membres du G7 se réunissent ce vendredi en Allemagne. La Grande-Bretagne a demandé à ce que « plus d’armes » soient livrées à l’Ukraine face à la Russie contre laquelle elle exige de nouvelles sanctions, la France assurant à Kiev le soutien du G7 « jusqu’à la victoire ».

► Le premier procès pour crime de guerre depuis l’invasion russe de l’Ukraine débutera le 18 mai à Kiev, un jeune soldat russe se trouvant sur le banc des accusés, suspecté d’avoir tué un homme de 62 ans.

► L’Union européenne va fournir une aide militaire supplémentaire de 500 millions d’euros à l’Ukraine pour l’aider à se défendre contre l’invasion russe, a déclaré vendredi le chef de la diplomatie de l’Union européenne Josep Borrell.

► Moscou a réagi aux velléités finlandaises d’adhérer à l’Otan. Le Kremlin a fait savoir qu’une telle adhésion constituerait une menace pour la Russie, et qu’elle y ferait face. Cela constituerait le doublement des frontières entre l’Alliance atlantique et la Russie.

17h34: les ministres de la Défense russe et américain se parlent, sans grand effet

L’entretien téléphonique entre le ministre américain de la défense, Lloyd Austin, et son homologue russe, Sergueï Choïgou, n’a donné lieu à aucune avancée significative à propos de l’offensive de Moscou en Ukraine. Lloyd Austin a bien demandé un cessez-le-feu « immédiat », mais aucun « problème aigu » n’a été résolu, selon un haut responsable du Pentagone. L’appel n’a aucunement « mené à des changements directs dans ce que les Russes font ou disent », a précisé celui-ci.

Dans un communiqué très court, le ministère de la Défense russe a affirmé que l’appel avait eu lieu « à l’initiative de la partie américaine », et que les deux ministres avaient « discuté des questions actuelles de la sécurité internationale, y compris de la situation en Ukraine ». Il s’agissait du premier échange entre les deux ministres depuis le 18 février, soit quelques jours avant le début de l’invasion de l’Ukraine.

16h56 : La Finlande assure pouvoir se passer de l’électricité russe

L’opérateur du réseau électrique finlandais assure pouvoir se passer des importations de courant venues de Russie, suspendues à partir de samedi à cause d’impayés. « Nous étions préparés à cela et ce ne sera pas difficile. On peut gérer avec un peu plus d’importations de Suède et de Norvège », a déclaré vendredi à l’AFP Timo Kaukonen, un responsable des opérations de l’opérateur Fingrid. « Un peu moins de 10% » de l’électricité consommée en Finlande provient de Russie, avec une capacité d’importation pouvant aller jusqu’à 900 mégawatts actuellement, a-t-il expliqué.

Le fournisseur RAO Nordic Oy, détenu à 100% par l’entreprise russe InterRAO, affirme ne plus avoir reçu de paiement pour l’électricité fournie à la Finlande depuis le 6 mai, sans dire si ces problèmes de règlement sont liés aux sanctions européennes visant la Russie après l’invasion de l’Ukraine.

Cette annonce intervient sur fond de montée des tensions entre Moscou et Helsinki, qui a annoncé sa volonté d’adhérer « sans délai » à l’Otan sous l’influence de l’offensive russe en Ukraine. Une intention vue d’un très mauvais œil par Moscou, qui a d’ores et déjà menacé d’une riposte « militaro-technique ».

16h31 : Le président turc Erdogan opposé à l’adhésion à l’Otan de la Suède et de la Finlande

Première voix discordante au sein de l’Otan : la Turquie, membre de l’Alliance atlantique depuis 70 ans, se montre réticente à l’adhésion de la Finlande et de la Suède. Son président, Recep Tayyip Erdogan, a estimé vendredi 13 mai que cette adhésion serait « une erreur ». Comme les autres États membres, la Turquie dispose d’un droit de veto à l’Otan.

Le président turc Tayyip Erdogan s’adresse aux médias alors qu’il quitte une mosquée après les prières du vendredi à Istanbul, Turquie, le 13 mai 2022. via REUTERS – MURAT CETINMUHURDAR/PPO

15h24 : Le Pentagone demande à la Russie un cessez-le-feu « immédiat »

Le ministre américain de la Défense, Lloyd Austin, a demandé à son homologue russe Sergueï Choïgou un cessez-le-feu « immédiat » en Ukraine lors de leur première conversation téléphonique depuis le début de la guerre, a annoncé le Pentagone. Lloyd Austin « a exhorté à un cessez-le-feu immédiat en Ukraine et souligné l’importance de maintenir des lignes de communication », a indiqué dans un communiqué le porte-parole du Pentagone, John Kirby.

15h13 : Deux journalistes de Russia Today blessés dans l’Est de l’Ukraine

Deux journalistes de la chaîne d’information russe RT ont été blessés dans des tirs des forces ukrainiennes dans la région de Donetsk, dans l’Est de l’Ukraine, a indiqué vendredi la chaîne dans un communiqué :

« L’équipe du journaliste de guerre de RT Valentin Gorchenine a été visé par des tirs de missiles ukrainiens près de Dokoutchaïevsk. (…) Valentin lui-même n’a pas été blessé. Mais ses cameramen Vladimir Bataline et Viktor Mirochnikov ont été blessés par des éclats d’obus dans les jambes et le dos et sont en train d’être emmenés à l’hôpital. »

Financée par l’État russe, RT avait été interdite début mars de diffusion dans l’Union européenne, accusée d’être un instrument de « désinformation » de Moscou dans son offensive en Ukraine lancée le 24 février. Ces accusations sont rejetées par la chaîne.

15h07 : Faim, hausse des prix… D’après Kiev, « tout le monde paye le prix de la guerre »

« Tout le monde paye le prix de la guerre » à travers l’insécurité alimentaire et la hausse des prix, a déclaré le ministre ukrainien de l’Agriculture, Mykola Solsky, à l’issue d’une réunion avec ses homologues du G7.

« C’est une stratégie de Vladimir Poutine d’utiliser la faim comme arme de guerre, en Ukraine et au-delà », a de son côté accusé son homologue allemand Cem Özdemir, estimant que « les Ukrainiens ont connu cela par le passé en Union soviétique (…) pendant l’Holodomor », en faisant référence à la grande famine qui eut lieu en Ukraine en 1932 et 1933 et qui fit plusieurs millions de morts.

14h53 : De nouvelles sanctions visent des proches de Poutine, dont sa compagne présumée

Le Royaume-Uni vise des proches du président russe Vladimir Poutine, accusés par Londres de financer son train de vie « luxueux », dans une nouvelle vague de sanctions en représailles à l’invasion de l’Ukraine.

Parmi les 12 personnes, proches et financiers, visées par ces sanctions, figurent son ex-épouse Lyudmila Ocheretnaya ainsi qu’Alina Kabaeva, une ancienne gymnaste olympique qui, « selon les rumeurs, serait l’actuelle compagne de Poutine », indique un communiqué. Des médias prêtent au président russe une relation avec Alina Kabaeva depuis des années, ce qu’avait démenti Vladimir Poutine en 2008.

« Nous exposons au grand jour et ciblons le réseau occulte qui soutient le train de vie luxueux de Poutine et resserrons l’étau sur sa garde rapprochée », a déclaré dans le communiqué la ministre britannique des Affaires étrangères, Liz Truss. « Nous continuerons à appliquer des sanctions sur tous ceux qui aident et sont complices de l’agression de Poutine jusqu’à ce que l’Ukraine l’emporte », a-t-elle ajouté.

13h46 : La détention de la basketteuse américaine Brittney Griner en Russie prolongée jusqu’au 18 juin

Un tribunal russe a décidé de prolonger jusqu’au 18 juin la détention de la star du basket américain Brittney Griner, interpellée en février à l’aéroport de Moscou et soupçonnée d’avoir transporté des stupéfiants, a rapporté l’agence de presse officielle TASS.

Le tribunal de Khimki, dans la banlieue de Moscou, « a satisfait la requête des enquêteurs et a prolongé la détention de la citoyenne américaine Griner jusqu’au 18 juin », a indiqué le service de presse de cette instance judiciaire, cité par l’agence.

Brittney Griner, joueuse du club des Phoenix Mercury, deux fois médaillée d’or aux Jeux olympiques et championne de la WNBA, a été interpellée en Russie après la découverte en février dans ses bagages à main « de vapoteuses » et d’« un liquide présentant une odeur particulière » d’huile de cannabis, selon le service fédéral des douanes russe. Sa détention provisoire a initialement été ordonnée jusqu’au 19 mai.

Après l’arrestation de la basketteuse, qui est intervenue sur fond de tensions internationales liées à l’entrée de l’armée russe en Ukraine, la Fédération américaine USA Basketball avait dit son « inquiétude » au sujet de « la sécurité » et du « bien-être » de la joueuse, qui risque 5 à 10 ans de prison.

12h55 : La suspension de l’agence russe Tass confirmée par l’Alliance européenne des agences de presse

La suspension de l’agence de presse russe Tass de l’Alliance européenne des agences de presse (EANA) a été confirmée vendredi par son assemblée générale, en raison du non-respect des plus importants « principes » de l’association. Réunie à Sarajevo, l’assemblée générale de l’EANA a décidé « par une grande majorité, de confirmer la suspension de l’agence russe Tass de l’EANA », a déclaré le président de l’alliance, Clemens Pig, au cours d’une conférence de presse.

Le conseil d’administration de l’EANA, qui est composé de cinq membres dont le PDG de l’AFP, Fabrice Fries, avait décidé le 27 février de suspendre « immédiatement » l’agence russe des rangs de l’alliance, en attendant une décision de l’assemblée générale. Cette décision avait été prise trois jours après le début de l’invasion russe de l’Ukraine en raison de « la nouvelle réglementation appliquée par le gouvernement russe qui restreint fortement la liberté des médias ».

12h40 : le premier procès pour crime de guerre débutera le 18 mai à Kiev

Le premier procès pour crime de guerre depuis l’invasion russe de l’Ukraine débutera le 18 mai à Kiev, un jeune soldat russe se trouvant sur le banc des accusés, suspecté d’avoir tué un homme de 62 ans. L’accusé, Vadim Chichimarine, 21 ans, est arrivé menotté, le crâne rasé, au petit tribunal de district Solomiansky de Kiev dans un survêtement gris pour l’audience préliminaire vendredi, selon des images diffusées par la télévision ukrainienne. La date du procès a été fixée « au 18 mai », au même tribunal, a précisé à l’AFP le bureau du parquet. M. Chichimarine est accusé d’avoir tiré avec une kalachnikov par la fenêtre à bord d’une voiture dans laquelle il circulait, abattant un civil de 62 ans qui n’était pas armé.

Selon le parquet ukrainien, le soldat russe se déplaçait avec quatre autres militaires après l’attaque de leur convoi le 28 février et ils ont volé une voiture près du village de Choupakhivka, dans la région de Soumy (nord-est). La victime – qui n’a pas été identifiée- circulait à bicyclette sur le bord de la route non loin de son domicile, a ajouté le parquet. L’avocat de M. Chichimarine a déclaré que son client avait avoué le meurtre d’un homme de 62 ans, sans préciser s’il plaiderait coupable ou pas. Celui-ci risque un emprisonnement à vie s’il est reconnu coupable de crime de guerre et de meurtre avec préméditation.

Dans une vidéo publiée début mai par les services secrets ukrainiens (SBU), Vadim Chichimarine disait être venu combattre en Ukraine pour « soutenir financièrement sa mère ». Concernant les accusations à son encontre, il expliquait : « J’ai reçu l’ordre de tirer, je lui ai tiré dessus une fois. Il est tombé et nous avons continué notre route ». Le parquet ukrainien avait rendu publique mercredi une photo de l’accusé, sans indiquer les circonstances ayant conduit à son arrestation.

12h30 : La Russie déconseille aux Russes d’aller au Royaume-Uni

La Russie a recommandé vendredi aux Russes de ne pas se rendre au Royaume-Uni et annoncé durcir les conditions d’obtention d’un visa russe pour les Britanniques, présentant ces mesures comme une réponse aux actions « inamicales » de Londres. « Du fait de l’évolution extrêmement inamicale du Royaume-Uni à l’égard de notre pays (…) nous recommandons aux citoyens russes d’éviter de se rendre en Grande Bretagne », a indiqué le ministère russe des Affaires étrangères, dans un communiqué dénonçant les difficultés faites aux Russes pour obtenir un visa britannique.

11h50 : Recours au TAS de clubs russes mis au ban par l’UEFA

Quatre clubs russes de foot annoncent avoir déposé un recours auprès du Tribunal arbitral du sport (TAS) contre leur mise au ban des compétitions européennes en 2022-2023, décidée par l’UEFA à cause du conflit en Ukraine. « Notre club, ainsi que trois autres clubs de la Première ligue russe -Zenit Saint-Pétersbourg, Dynamo Moscou et Sotchi- ont fait appel devant le Tribunal arbitral du sport à Lausanne de la décision de l’UEFA prise le 2 mai 2022 de bannir les clubs russes des compétitions européennes », a indiqué le CSKA Moscou dans un communiqué. « Tous les clubs ont demandé que leur plainte soit examinée en urgence », précise le communiqué. Le CSKA Moscou « aspire à participer aux compétitions européennes », ajoute-t-il.

Début mai, l’UEFA a annoncé qu’« aucun club russe » ne participerait à la saison 2022-2023 des compétitions interclubs européennes, à savoir la Ligue des champions, la Ligue Europa ou encore la Ligue Europa Conférence. Cette mesure forte est venue renforcer la mise à l’écart du football russe, déjà exclu fin février par la Fifa du Mondial-2022 au Qatar. La décision adoptée par l’UEFA a privé le Zenit Saint-Pétersbourg, sacré champion de Russie 2022, de son billet direct pour la phase de poules de la prochaine C1.

11h40 : La Russie a une « responsabilité » dans l’approvisionnement alimentaire mondial, dit Scholz à Poutine

Olaf Scholz a « rappelé » vendredi à Vladimir Poutine lors d’un entretien téléphonique la « responsabilité particulière » de la Russie dans l’approvisionnement alimentaire mondial, « particulièrement sous tension en raison de la guerre » en Ukraine, selon un communiqué de la chancellerie allemande. Le chef du gouvernement allemand a également « insisté » lors de l’entretien de 75 minutes dans la matinée sur la nécessité d’un cessez-le-feu « le plus rapidement possible » tout en « réfutant clairement l’accusation que le nazisme soit très répandu en Ukraine », ajoute le communiqué.

11h30 : L’adhésion de la Suède et de la Finlande à l’Otan serait « une erreur », selon Erdogan

L’adhésion de la Finlande et de la Suède à l’Otan serait une « erreur » comme celle que fut l’adhésion de la Grèce au Traité de l’Alliance atlantique, a jugé vendredi le président turc Recep Tayyip Erdogan. Le chef de l’État a expliqué devant la presse qu’il ne « veut pas voir se répéter la même erreur que celle commise lors de l’adhésion de la Grèce », accusant Stochkholm et Helsinki « d’héberger des terroristes du PKK », le Parti des Travailleurs du Kurdistan. « Nous n’avons pas un avis positif », a-t-insisté.

11h30 : Londres vise des proches de Poutine dans une nouvelle vague de sanctions

Le Royaume-Uni a visé ce vendredi des proches du président russe Vladimir Poutine accusés par Londres de financer son train de vie « somptueux », dans une nouvelle vague de sanctions en représailles à l’invasion de l’Ukraine. Parmi les 12 personnes, proches et financiers, visées par ces sanctions figurent son ex-épouse Lyudmila Ocheretnaya et Alina Kabaeva, une ancienne gymnaste olympique qui « selon les rumeurs serait l’actuelle compagne de Poutine », d’après un communiqué. Des médias prêtent au président russe une relation avec Alina Kabaeva depuis des années, ce qu’avait démenti Vladimir Poutine en 2008.

11h15 : Les Ukrainiens continuent de repousser une avancée russe sur la rivière Siverskyi Donets

Selon des images satellites, les Ukrainiens continuent de repousser une avancée russe sur la rivière Siverskyi Donets, près de Bilohorivka. Les combats se déroulent dans le même coude de la rivière où les Russes ont construit deux ponts de pontons, que les Ukrainiens ont fait sauter. Depuis près d’un mois, les troupes russes gagnent un peu de terrain dans cette région, mais ce sont des progrès limités face aux lignes ukrainiennes. L’objectif stratégique serait la ville de Sloviansk qui dispose de défenses en profondeur.

Justement, dans cette région, les Russes ont tenté de placer plusieurs pontons entre les deux rives de la rivière pour tenter d’encercler les troupes ukrainiennes. Les images satellites montrent notamment au moins trois ponts détruits. On y voit les carcasses calcinées de chars et de véhicules blindés russes au bord de la rive. Un bataillon entier de véhicules pourrait avoir été perdu, sans pour autant savoir combien d’hommes ont été tués.

D’autres images montrent que les Russes semblent être parvenus à traverser le Donets plus à l’ouest – mais on ne connaît pas l’effectif du bataillon. Le ministère de la Défense britannique a déclaré que la traversée d’une rivière dans un environnement contesté était une manœuvre très risquée et que cela témoigne de la pression que subissent les commandants russes pour progresser dans leurs opérations en Ukraine orientale.

Mais il semblerait qu’ils progressent ailleurs, puisqu’ils auraient pris la ville voisine de Rubizhne. Ce qui signifie que la ville de Severodonetsk, stratégiquement importante, est encerclée sur trois côtés. Si les forces russes parviennent à la prendre, elles contrôleront un certain nombre de points de passage sur cette même rivière.

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