Bénin : un agent de sécurité interpellé avec 35 filtres de bulldozer volés, deux présumés complices mis aux arrêts
À l’aube du vendredi 25 septembre 2026, l’équipe de patrouille nocturne du commissariat d’arrondissement central de Kpomassè a interpellé un individu transportant un colis suspect. Les investigations menées à la suite de cette interpellation ont conduit à la découverte d’indices de cambriolage dans les installations de la société QGMI et à l’arrestation de deux autres personnes soupçonnées d’être impliquées dans le vol.
Le suspect a d’abord tenté de brouiller les pistes. Interrogé sommairement par les policiers sur la provenance des objets qu’il transportait, il a affirmé être employé au Port autonome de Cotonou. Selon sa première version, il aurait récupéré le colis au port pour l’acheminer jusqu’à Bohicon, où il devait constituer sa destination finale.
Mais les vérifications effectuées après sa conduite au commissariat ont permis aux enquêteurs de découvrir une tout autre réalité. L’intéressé est en fait un agent de sécurité civile affecté à la base-vie de la société QGMI, implantée à Kpomassè.
Des filtres retrouvés immergés dans un puisard
La perquisition effectuée sur le site de l’entreprise a permis de relever des traces d’effraction au niveau du magasin. Les policiers ont également découvert dans un puisard plusieurs cartons contenant des filtres similaires à ceux retrouvés sur le suspect. Les cartons avaient été volontairement immergés dans des matières fécales, une manœuvre qui laisse présumer une tentative de dissimulation des objets dérobés.
Confronté à ces éléments, le suspect a finalement changé de version lors de sa nouvelle audition. Il a reconnu que les 35 filtres de bulldozer ainsi que le pistolet de pompe à carburant retrouvés en sa possession provenaient du magasin de la société QGMI.
L’enquête de flagrance ouverte par le commissariat a ensuite permis aux enquêteurs de reconstituer les circonstances des faits, d’identifier deux autres personnes soupçonnées d’avoir pris part au vol et de déterminer l’étendue du préjudice subi par l’entreprise.
Les trois suspects devraient être présentés dans les prochains jours au procureur de la République près le tribunal de première instance de deuxième classe de Ouidah, afin de répondre des faits qui leur sont reprochés.

