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Bénin – renvoi du photographe : Kmal Radji et des rastas défient l’Eglise Catholique ce dimanche

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Ce dimanche 03 avril 2022, le slameur Kmal Radji et des rastas veulent défier l’Eglise Catholique. Ils veulent protester contre le renvoie d’un photographe de l’Eglise Notre dame à cause de ses dreadlocks.

Ce dimanche je souhaiterais me rendre à l’église NOTRE DAME, pour le culte du matin. J’invite tous les frères béninois ou non ayant des dreadlocks ou des cheveux exprimant leurs identités africaines à venir massivement dans l’église.

Nous pourrions éduquer, par quelques façons, en expliquant l’origine et l’histoire des dreadlocks, de la chevelure portée par des africains, bien avant les nouveaux africains devenus si catholique.

Forte mobilisation de tous ceux qui ont des cheveux désignés diaboliques notre nombre sera notre capacité à dire non ! car bien évidemment, Dieu et les apôtres n’accepterons aucune discrimination, d’aucune institution qui refuse l’ouverture d’esprit sociale, culturelle, économique et politique, d’une jeunesse !

KMAL RADJI rasta est aussi un enfant de Dieu. Ps : si tu n’as pas de cheveux, achète des perruques. C’est autorisé. Pas de raison pour s’absenter.

« Mon nom c’est kmal radji ! J’ai grandi au Bénin en Afrique comme beaucoup de jeunes de ma génération, j’ai des cheveux, beaucoup de cheveux qui ne sont pas lisse parce que je suis noir et africain, les gènes de ma race font que j’ai des cheveux crépus qui poussent beaucoup.

Parce que nos cheveux ne sont pas lisses comme celui d’un blanc à l’image du christ, et que nous ne nous rasons pas la tête, cela ne respectent pas les codes de la morale judéo-chrétienne ! Et Pour cela, nous sommes des bandits, des criminels, des drogués, des personnes qui méritent le mépris » voilà la problématique !

Cette façon de voir et de faire, depuis le lieu de culte oblige beaucoup depuis des décennies à se raser pour dans l’imaginaire de cette morale être bien vu, dans la société, à l’école, au marché, à l’hôpital, dans les mairies et même dans le lieu où tous devraient être le BIENVENUE 🙏🏿, LA MAISON DE DIEU !

Bien avant nous, l’histoire raconte que l’Église catholique au 16 ème siècle dans son lieu de naissance en Europe, brûlait des femmes qui avaient des cheveux rouges. Elles étaient accusé de sorcière  ! ( histoire de l’Europe )

Et il y a pas longtemps de cela, mes ancêtres rastas étaient brimés, humiliés, rasés en public ! ( histoire de l’Afrique post-coloniale ). Mais ça changera ! Avec notre génération ! Une génération décomplexée ! Parce que nous sommes en Afrique et les cheveux d’africains ne saurait être un crime !

Ce dimanche, nous irons à l’église NOTRE DAME DE COTONOU à GANHI à 10h ! pour vider le sujet à jamais ! ( soyez à l’heure )

Nous y serons à la messe de 10 h

Nous y serons à la messe de 10 h ! Discipliné, beau, assumant notre allure ! Assumant notre volonté de construire l’imaginaire de notre génération ! Nous y serons les cheveux bien dressés, fier allure refusant toute forme de discrimination et de ségrégation, refusant les codes d’un vieux siècle ayant importé ses tares chez nous !

Combien de jeunes se feront encore accusé de bandits, de délinquants, stigmatisés par les tenants d’une idéologie vieille caduque, juste parce qu’ils veulent pouvoir s’habiller, s’identifier dans un monde qui leur ressemblent ?

Des talents, des humains qu’on essaye de faire taire ! De bannir, d’éliminer juste parce que leur tête ne plaît pas à ceux qui prétendent avoir la bienséance de la morale et la porte de Dieu. Ils lisent dans la Bible « ne juge point » et pourtant, ils jugent ! Utilise leurs positions, utilise leurs visions héritées des dogmes et des façon de voir, pour brimer !

Nous allons a l’église ! Nous y allons ! Pour rappeler le siècle auquel nous appartenons ! Nous y allons afin qu’aux yeux du monde, nous puissions être en accord avec ce qui se dit partout : LA MAISON DE DIEU APPARTIENT À TOUT LE MONDE !

Partant de ce principe, pourquoi avez-vous peur ?

Intimidez vos enfants ! Vos parents ! Vos esclaves ! Nous, nous pensons que le Bénin devra arrêter d’accuser des jeunes parce qu’ils ont des rastas ! Car bien évidemment, porter des cheveux d’africains ne devraient pas être un crime en Afrique ! Et dans aucune institution, quelle qu’il soit ! Voilà le sujet, la problématique.

Nous allons pour vérifier cela ! Ne vous inquiétez pas mes gens ! Nous allons juste assister dans la fraternité, au culte du dimanche à 10h

Demain dimanche 3 avril ! À 10h ! Habillez-vous bien ! Ils risquent de vous accuser d’être possédé par des esprits qu’ils ont créés dans leurs imaginaires.

Ps : soyez sur votre 31 !

KMAL RADJI

La pomme de discorde : un photographe chassé à cause de ses cheveux

En plein exercice de sa fonction lors d’une messe de mariage, photographe chassé de l’église par le curé, père Antoine Mètin, à cause sa coiffure à l’allure de dreadlocks qu’il portait sur la tête. L’affaire est devenue virale sur les réseaux sociaux et l’intéressé s’est expliqué dans un entretien accordé «  La Croix africa ».

Prosper Houéssou a été renvoyé dans l’exercice de sa fonction à la cathédrale Notre-Dame de miséricorde de Cotonou par le curé père Antoine Mètin.  Selon son récit, il a été invité pour assurer la couverture photo d’une célébration de mariage. Mais il n’a pas pu aller au bout de son travail. « J’ai voulu exercer mon métier, ce métier que j’exerce pour nourrir ma famille et un prêtre m’en a empêché », a-t-il confié au média catholique.

« Il m’a empêché de faire mon boulot en disant que je ne suis pas le bienvenu dans la maison du créateur à cause de mes cheveux. Ça m’a vraiment touché et je lui ai posé une question : suis-je donc le diable ? »

Le père Antoine Mètin a expliqué les circonstances de l’incident. Selon lui, le jeune photographe n’aurait pas respecté les exigences internes de l’église adaptée à ce type de célébration. « Les futurs mariés de ce jour auraient sollicité un photographe qui s’est fait accompagner d’un certain Prosper Houéssou que nous ne connaissons pas personnellement. Vu son look, nous avons signifié au futur marié que son invité ne pourrait déambuler dans l’église », a-t-il expliqué.

Selon les dires de l’homme de Dieu, un autre photographe a été aussi rappelé à l’ordre conformément à la réglementation interne de la paroisse. « Pendant la célébration, vu tous les mouvements intempestifs du reporter en activité –celui qui était entré à l’église– nous avons dû lui demander de s’asseoir lui aussi pour écouter la parole de Dieu », a-t-il confié à « La Croix africa ».

Selon le curé, le photographe, avec son look, serait resté tranquillement assis que sa présence n’aurait pas dérangé. « C’est le Christ l’unique centre d’attention de toute liturgie catholique et les fidèles rassemblés ont besoin d’un certain cadre pour se recueillir et vivre la liturgie. Il est de la responsabilité du curé de le leur garantir », a indiqué le curé.

Mais la question que pourrait susciter cette explication du prêtre est : Comment peut-on on rester assis pour suivre la messe alors qu’on y est en tant que photographe et donc, pour prendre des images.

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