Bénin: de Tiktok à la Criet, le tiktokeur Didier le gouverneur déposé en prison
Ahouandjinou Didier, connu sur TikTok sous le sobriquet « Didierlegouverneur », est déposé en prison. Interpellé après la diffusion d’une vidéo choquante impliquant sa fille de moins de cinq ans, le TikTokeur béninois a été présenté au procureur spécial de la CRIET le 18 mai 2026 et placé sous mandat de dépôt. L’enquête a également mis au jour des faits présumés de cyberdélinquance et de blanchiment de capitaux.
Au départ, l’affaire avait provoqué colère et malaise sur les réseaux sociaux après la diffusion d’une vidéo montrant sa fille de moins de cinq ans dans une scène à caractère sexuel particulièrement choquante. La séquence, largement relayée sur TikTok et d’autres plateformes numériques, avait suscité une vague d’indignation au sein de l’opinion publique.
Face à l’ampleur du scandale, les services compétents, notamment les éléments du Centre national d’investigation numérique (CNIN), ont rapidement ouvert une enquête. Quelques heures d’investigations auront finalement conduit à l’interpellation du mis en cause, suivi de son placement en garde à vue.
Le Potentiel rapporte qu’au fil des auditions et de l’exploitation des données contenues dans ses téléphones, l’affaire a pris une autre dimension. Selon les premiers éléments de l’enquête, Ahouandjinou Didier serait également impliqué dans des activités présumées de cyberdélinquance. Les enquêteurs évoquent aussi des faits liés au blanchiment de capitaux.
Mandat de dépôt et placement en prison
Présenté le lundi 18 mai 2026 au procureur spécial de la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme, le TikTokeur a subi une longue audition avant d’être placé sous mandat de dépôt. Il a ensuite été transféré en prison dans l’attente de son procès.
Cette affaire laisse derrière elle un profond malaise. Au-delà des accusations de cybercriminalité, c’est surtout l’exposition d’un enfant dans une vidéo à caractère sexuel qui continue de choquer. Beaucoup y voient une nouvelle preuve des dérives liées à la quête de visibilité sur les réseaux sociaux, où certaines limites semblent désormais effacées.
Le prévenu devrait être jugé dans les prochaines semaines, pendant que les investigations se poursuivent pour déterminer l’étendue exacte des faits qui lui sont reprochés.

