Bénin: à quelques jours de son départ à la retraite, une aide-soignante déposée en prison pour trafic de faux médicaments
Une aide-soignante en service dans une structure sanitaire publique de Dassa-Zoumè a été placée sous mandat de dépôt après la découverte de 48 kilogrammes de médicaments de qualité inférieure en sa possession. À quelques jours de son départ à la retraite, la mise en cause est également soupçonnée d’avoir déjà été impliquée dans des faits similaires.
L’affaire a éclaté à la suite d’une absence jugée inhabituelle de la fonctionnaire à son poste. Alors que ses supérieurs hiérarchiques cherchaient à comprendre les raisons de cette absence, ils ont appris auprès des autorités policières que leur collègue avait été interpellée et placée sous mandat de dépôt dans une affaire présumée de trafic de médicaments de qualité inférieure.
Selon les informations recueillies auprès des autorités sanitaires, l’aide-soignante, identifiée sous les initiales T. F., aurait été appréhendée avec une importante quantité de produits pharmaceutiques présentés comme des médicaments de qualité inférieure. La saisie porte sur un total de 48 kilogrammes de produits.
La CRIET saisie du dossier
Les premiers éléments communiqués par les enquêteurs laissent également entendre que cette interpellation ne serait pas liée à un acte isolé. La police aurait indiqué que la mise en cause n’en serait pas à sa première implication présumée dans ce type de commerce, laissant penser que la vente illicite de médicaments pourrait constituer une activité parallèle à son emploi dans le secteur sanitaire.
Le dossier a été transmis à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), qui devra examiner les faits et déterminer les éventuelles responsabilités. Les investigations devraient notamment permettre de faire la lumière sur l’origine des produits saisis, leurs circuits de distribution présumés ainsi que l’éventuelle implication d’autres personnes.
Cette affaire intervient alors que la lutte contre le trafic de médicaments de qualité inférieure demeure une préoccupation majeure des autorités béninoises. La mise en cause bénéficie toutefois, comme toute personne poursuivie, de la présomption d’innocence jusqu’à une éventuelle décision de justice définitive.

