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Bénin – Criet : rejet de la demande de liberté provisoire de Candide Azannai lors d’une audience à huis clos

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La chambre des appels des libertés et de la détention de la CRIET a rejeté, ce jeudi 24 septembre 2026, la demande de mise en liberté provisoire introduite par la défense de Candide Azannaï. Le président du parti Restaurer l’Espoir, détenu depuis décembre 2025, reste ainsi en détention alors que la juridiction estime que l’instruction de son dossier se poursuit.

La porte ne s’est pas ouverte pour Candide Azannaï. Après moins d’un quart d’heure d’audience ce jeudi 24 septembre 2026, la chambre des appels des libertés et de la détention de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a rejeté la demande de liberté provisoire formulée par la défense du président de Restaurer l’Espoir.

L’audience s’est tenue à huis clos en présence de trois juges, du représentant du parquet, du greffier et de Me Aboubakar Baparapé, avocat de l’ancien ministre. Candide Azannaï, vêtu d’un costume sans cravate, a lui-même assisté aux débats.

La chambre d’appel était appelée à examiner le recours introduit par la défense après un premier rejet de la demande de mise en liberté. À l’appui de sa requête, Me Baparapé a notamment soutenu que le maintien en détention de son client ne serait plus nécessaire à la manifestation de la vérité, estimant que l’instruction était arrivée à son terme.

La CRIET estime que l’instruction se poursuit

L’argument de la défense n’a toutefois pas convaincu la juridiction. La CRIET a considéré que l’instruction du dossier n’était pas achevée, écartant ainsi le motif avancé par l’avocat pour justifier la remise en liberté de Candide Azannaï.

Le président de Restaurer l’Espoir demeure donc sous mandat de dépôt. Il avait été placé en détention provisoire le 20 décembre 2025, après son interpellation dans le cadre de la procédure ouverte à la suite de la tentative de coup d’État du 7 décembre 2025. Les poursuites portent notamment sur des faits présumés de « provocation à la rébellion » et de « complot contre la sûreté de l’État ».

Une première comparution sur le fond du dossier avait déjà eu lieu en juin 2026 devant la commission d’instruction de la CRIET. Cette audition constituait, selon les informations alors rapportées, la première intervention de Candide Azannaï devant les magistrats instructeurs sur le fond des accusations qui lui sont reprochées.

La décision rendue ce jeudi maintient ainsi l’ancien ministre en détention pendant la poursuite de la procédure judiciaire. La prochaine évolution du dossier dépendra désormais de la suite de l’instruction.

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