Kemi Seba : le tribunal de Pretoria reporte sa décision sur sa liberté sous caution
L’activiste panafricaniste béninois Kemi Seba devra encore patienter avant d’être fixé sur son sort. Le tribunal de Pretoria, en Afrique du Sud, a reporté sa décision concernant sa demande de mise en liberté sous caution, prolongeant ainsi sa détention dans le cadre de la procédure engagée contre lui.
L’attente se poursuit pour Kemi Seba. Alors que ses avocats espéraient obtenir sa remise en liberté sous caution, la justice sud-africaine a choisi de différer sa décision. L’activiste béninois, arrêté en avril dernier à Pretoria avec son fils et un ressortissant sud-africain, reste donc en détention en attendant les prochaines étapes de la procédure judiciaire.
Lors de l’audience, Kemi Seba a réaffirmé craindre pour sa sécurité en cas de retour au Bénin. Selon les éléments présentés devant le tribunal, il estime que sa vie serait en danger s’il était extradé vers son pays d’origine. Cette argumentation s’inscrit dans le cadre de sa demande d’asile déposée auprès des autorités sud-africaines.
Une bataille judiciaire aux enjeux politiques
Les autorités béninoises le recherchent notamment pour des faits liés à une affaire d’incitation à la rébellion après son soutien affiché à une tentative de coup d’État déjouée en décembre dernier. Un mandat d’arrêt international avait été émis à son encontre par la justice béninoise, ouvrant la voie à une demande d’extradition.
La défense de Kemi Seba soutient que son maintien sur le territoire sud-africain relève d’une protection politique et humanitaire. Ses avocats affirment que son dépassement de visa doit être apprécié à la lumière de sa demande d’asile et non uniquement sous l’angle des infractions migratoires.
De leur côté, les autorités judiciaires examinent à la fois les infractions liées à son séjour en Afrique du Sud et les demandes formulées par le Bénin. En attendant une décision définitive sur sa liberté sous caution, Kemi Seba, son fils et leur coaccusé demeurent placés sous la garde des autorités sud-africaines.

