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Depuis sa cellule, Kemi Seba dénonce une « machination » de la France, du Bénin et des services secrets sud-africains

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Dans une longue lettre rendue publique depuis la prison où il est détenu en Afrique du Sud avec son fils Khonsou, le militant panafricaniste Kemi Seba rejette en bloc toutes les accusations portées contre lui. Il dénonce un complot orchestré par les services secrets français, le gouvernement béninois et des agents des renseignements sud-africains. Récit d’une arrestation qu’il qualifie de « machination d’État ».

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C’est depuis sa cellule, quelque part en Afrique du Sud, que Kemi Seba, président de l’ONG Urgences Panafricanistes, a choisi de prendre la parole. Dans une lettre transmise par son staff lors des visites en détention et publiée sur sa page Facebook, le militant panafricaniste s’adresse à ses partisans d’Afrique et de la diaspora pour démêler ce qu’il présente comme une vaste opération de déstabilisation politique.

Arrêté avec son fils Khonsou le 13 avril 2026 sur le parking d’un centre commercial de Pretoria, Kemi Seba affirme avoir été victime d’un piège tendu par des agents des services secrets sud-africains, ayant infiltré l’opération d’exfiltration qu’il tentait d’organiser pour quitter le territoire.

Deux mandats d’arrêt béninois, dont un qu’il dit « fabriqué »

Kemi Seba revient sur les fondements juridiques de sa détention. Il reconnaît l’existence d’un premier mandat d’arrêt international émis le 12 décembre 2025 par le gouvernement béninois, pour « soutien verbal au coup d’État du 7 décembre 2025 ». Il conteste toutefois un second mandat, rétroactif, qui lui serait reproché pour blanchiment de capitaux, soi-disant daté de juin 2025.

« Personne au Bénin, ou à l’extérieur, pas même le gouvernement lui-même, n’avait entendu parler de ce mandat d’arrêt en 2025. Pour la seule et unique raison que ce mandat n’existait pas cette année-là », affirme-t-il. Pour lui, si ce mandat existait déjà, pourquoi n’a-t-il pas été arrêté lors de ses nombreux déplacements à l’international durant cette période ?

Une exfiltration via Douguine qui tourne au fiasco

La lettre décrit avec précision les circonstances de son arrestation. Alerté en mars 2026 par un contact qu’Interpol l’avait localisé en Afrique du Sud, Kemi Seba cherche à quitter le pays sans passer par les voies officielles, l’aéroport étant exclu en raison du mandat d’arrêt actif. Son visa étant également expiré, il contacte plusieurs réseaux pour organiser son départ vers le Niger, puis éventuellement la RDC, où l’asile politique lui aurait été proposé.

C’est finalement vers Alexandre Douguine, idéologue russe et préfacier de l’un de ses ouvrages, qu’il se tourne. Ce dernier lui aurait répondu favorablement et organisé une opération via deux intermédiaires. Ces derniers se révéleront être, non pas des Russes, mais des nationalistes boers sud-africains, eux-mêmes sous surveillance des services secrets. Ce sont ces agents infiltrés qui auraient conduit à l’identification et à l’arrestation de Kemi Seba et de son fils.

L’accusation d’attentat : « j’ai éclaté de rire »

L’accusation la plus grave portée contre lui, la préparation d’attentats en Europe est catégoriquement rejetée.

« Moi, Kemi Seba, qui ai toujours publiquement refusé la violence, même quand des foules bouillonnantes voulaient passer par cette voie »

Le militant rappelle son parcours non-violent, ses formations en philosophie, et la doctrine qu’il défend, la « panafricanité fondamentale », qui exclut selon lui toute forme de violence.

Il affirme que François Van der Merwe, le nationaliste boer présent sur le parking au moment de l’arrestation, lui aurait juré après le procès du 29 avril n’avoir jamais tenu de tels propos, dénonçant lui-même un coup monté des services secrets.

Ses proches pris en otage au Bénin

Au-delà de sa propre situation, Kemi Seba tire la sonnette d’alarme sur le sort de ses proches restés au Bénin. Ses deux enfants cadets et leur mère se voient confisquer leurs passeports. Ses parents, âgés de 80 et 76 ans, auraient été placés en garde à vue plusieurs jours, sans motif valable, et se retrouvent en résidence surveillée, leurs passeports également confisqués son père nécessitant pourtant une opération chirurgicale urgente à Paris.

« S’il leur arrive quelque chose, le gouvernement béninois le paiera », avertit-il.

Un combat qu’il dit plus déterminé que jamais

Kemi Seba conclut sa lettre sur une note de défi. Présentant sa détention comme la preuve que son combat dérange, il promet que cette épreuve renforcera, selon lui, la mobilisation de son mouvement.

« C’est lorsqu’on me persécute le plus qu’on me poignarde le plus, que mes forces décuplent », écrit-il.

Il annonce que ses militants d’Urgences Panafricanistes feront connaître prochainement les actions citoyennes à mener, en Afrique et dans la diaspora.

Note de TRIOMPHE MAG : Les accusations portées par Kemi Seba dans cette lettre n’engagent que lui. Elles n’ont pas été vérifiées de façon indépendante par notre rédaction. Le gouvernement béninois, les autorités sud-africaines et les services secrets français n’ont pas encore répondu publiquement aux allégations contenues dans ce document.

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