Arrestation de Kemi Seba : réaction de son avocat Juan Branco sur son possible extradition
L’avocat franco-espagnol Juan Branco a dénoncé, ce 16 avril 2026, l’arrestation et la détention de Kemi Seba en Afrique du Sud, estimant qu’elles s’inscrivent dans une longue “persécution politique”. Alors que les autorités béninoises réclament son extradition, la défense affirme que cette procédure “n’a pas vocation à prospérer”.
L’arrestation de Kemi Seba continue de provoquer une onde de choc au-delà des cercles panafricanistes. Dans une déclaration ferme, son avocat, Juan Branco, dénonce une procédure judiciaire qu’il qualifie d’“absurde”, pointant une volonté des autorités béninoises de neutraliser durablement son client.
“Kemi Seba fait, depuis plusieurs années, l’objet d’une persécution absurde. Son arrestation, son placement en détention et sa demande d’extradition vers le Bénin s’inscrivent dans cette longue histoire. Comme toutes les démarches qui l’ont jusqu’ici visé, elle n’a pas vocation à prospérer”, déclaré son avocat.
Selon la défense, cette nouvelle affaire s’inscrit dans une série d’actions visant l’activiste depuis plusieurs années. L’avocat évoque notamment des arrestations au sein de son entourage, incluant ses parents ainsi que la mère de ses enfants, dénonçant une stratégie de pression élargie.
Plus grave encore, Juan Branco accuse les institutions judiciaires béninoises, en particulier la CRIET, d’être instrumentalisées à des fins politiques. Il affirme que les autorités chercheraient désormais à obtenir une détention à vie contre Kemi Seba.
“Les autorités du Bénin, qui ont éradiqué toute opposition, fait “élire” leur chef de l’État à plus de 94%, arrêtent et détiennent à travers un Tribunal, la CRIET façonné à leur main, veulent désormais M. Kemi Seba détenu à vie. Ces dernières semaines, ils ont fait arrêter père, mère, et la mère de ses enfants”.
Une bataille judiciaire à dimension internationale
Dans son argumentaire, l’avocat met en avant le rôle de l’Afrique du Sud, qu’il présente comme un État attaché au respect du droit et à la protection des réfugiés politiques. Il se dit confiant quant à l’issue de la procédure, estimant que Pretoria ne cédera pas à une demande d’extradition qu’il juge infondée.
“Des officines ivoiriennes et béninoises font courir les informations les plus sordides le concernant. Kemi est un homme juste. L’Afrique du Sud a une longue tradition d’accueil et de protection des réfugiés politiques. Elle respecte le droit. Elle ne cédera pas. Juan Branco avocat de Kemi Seba”
Juan Branco dénonce également ce qu’il qualifie de campagnes de dénigrement orchestrées par des “officines ivoiriennes et béninoises”, visant à discréditer son client sur la scène publique.
Alors que le dossier prend une tournure diplomatique, cette affaire pourrait mettre à l’épreuve les relations judiciaires entre le Bénin et l’Afrique du Sud, sur fond de tensions politiques et de débats autour des libertés publiques.
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