Un Ivoirien, « relayeur d’argent » expulsé de Canada pour “crime organisé africain”
Au Canada, les autorités ont ordonné l’expulsion de Guy Kwadjo Kouassi, un ressortissant ivoirien accusé d’implication dans un réseau criminel international. La décision, rendue publique récemment mais prise le 14 janvier 2026, s’inscrit dans une vaste lutte contre des activités frauduleuses transnationales.
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Installé au Québec depuis 2012, Guy Kwadjo Kouassi, 44 ans, est désormais interdit de territoire canadien. Les autorités l’accusent d’avoir joué un rôle clé dans un réseau criminel structuré, spécialisé notamment dans les arnaques dites « sentimentales », qui ciblent des personnes vulnérables.
En effet, selon les conclusions de l’enquête, l’homme aurait servi de « relayeur d’argent » pour ce réseau. Celui-ci est impliqué dans plusieurs activités illicites, notamment la production de faux documents, le blanchiment de capitaux, des vols et l’exportation frauduleuse de véhicules vers l’Afrique de l’Ouest.
Par ailleurs, les ramifications de cette organisation dépassent largement les frontières canadiennes. Les investigations révèlent que le réseau opère entre plusieurs pays, notamment la Côte d’Ivoire, le Bénin et le Nigeria. Composé d’environ 200 membres, majoritairement installés au Québec, ce groupe recruterait essentiellement parmi des individus entrés sur le territoire avec des permis d’études.
Un système de fraude bien structuré
D’après les autorités canadiennes, le mode opératoire repose sur une mécanique financière sophistiquée. Les victimes, souvent vulnérables, sont manipulées puis dépouillées de sommes importantes, lesquelles sont ensuite injectées dans des circuits de blanchiment.
Ainsi, les enquêteurs ont mis en lumière un système de dispersion des fonds basé sur des transferts multiples. Près de 500 virements Interac, représentant des milliers de dollars, auraient transité par Guy Kwadjo Kouassi dans le cadre d’une opération baptisée « POURRIEL ».
De plus, ces flux financiers seraient acheminés via un mécanisme informel appelé « hawala » ou « swap », permettant de transférer de l’argent sans passer par les circuits bancaires classiques. Concrètement, une somme remise au Canada est compensée par un correspondant en Côte d’Ivoire, qui verse l’équivalent au bénéficiaire final, contournant ainsi les contrôles officiels.
Dans cette organisation, un autre acteur clé, Sogli Espoir Kouassi, aurait été chargé du blanchiment et de la redistribution des fonds via ses entreprises, renforçant le caractère structuré du réseau.
Cependant, face à ces accusations, Guy Kwadjo Kouassi rejette catégoriquement toute implication. Il se présente comme un simple intermédiaire, affirmant : « Je suis un distributeur. Je ne suis pas un fraudeur », et soutient être lui-même victime dans cette affaire.
Malgré ces dénégations, la commissaire Daphnée Clément, de la Commission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada, a estimé que les éléments réunis étaient suffisants pour conclure à son appartenance à une organisation criminelle, justifiant ainsi son expulsion du territoire canadien.

