Éthiopie : Le Parlement ouvre partiellement son secteur bancaire aux investisseurs étrangers
Le Parlement éthiopien a approuvé ce mardi 17 décembre 2024 la libéralisation partielle de son système bancaire, autorisant l’entrée d’acteurs étrangers dans un secteur jusqu’alors largement contrôlé par l’État.
Cette nouvelle loi, votée par une large majorité des députés, permet désormais « aux banques étrangères d’entrer et d’opérer en Éthiopie », selon un message publié sur Facebook par Fana BC.
Depuis son accession au pouvoir en 2018, le Premier ministre Abiy Ahmed a affiché son ambition de moderniser une économie fortement étatisée, rigoureusement encadrée et peu ouverte aux investissements étrangers. Cependant, les multiples conflits internes, notamment la guerre dévastatrice au Tigré (2020-2022), ont ralenti ces réformes.
La législation approuvée permet également d’« ouvrir le secteur bancaire aux investissements étrangers », a ajouté Fana BC.En effet, selon Fana BC, un média proche du pouvoir, les investissements étrangers dans les banques locales ne pourront toutefois pas dépasser 49% des parts.« C’est un grand pas en avant, car cela ne se limite pas à l’arrivée de banques étrangères, mais attire également des capitaux étrangers dans d’autres secteurs pour créer davantage d’emplois », a déclaré l’analyste indépendant Samson Berhane à l’AFP.
Cette réforme s’inscrit dans un ensemble de réformes économiques entreprises ces derniers mois, visant à signaler l’ouverture de l’Éthiopie aux investissements étrangers.
Pour rappel, en juillet dernier, l’Éthiopie avait également annoncé une réforme majeure de son régime de change, jusque-là strictement contrôlé, permettant aux banques commerciales de fixer librement le taux de change, dans le cadre de l’obtention d’un prêt du Fonds monétaire international (FMI).