Putsch déjoué au Bénin: 5 ans de prison requis contre une femme pour un message dans un groupe whatsApp
Une Béninoise poursuivie pour apologie présumée de coup d’État a comparu ce mardi 17 mars 2026 devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Le ministère public a requis contre elle cinq ans de prison ferme et une lourde amende, en raison d’un message publié dans un groupe WhatsApp au lendemain d’une tentative de putsch déjouée.
Rejoignez dès maintenant la communauté TRIOMPHE MAG sur WhatsApp et restez informé(e) en temps réel de toute l’actualité.
👉 Cliquez ici pour intégrer notre chaîne : chaîne WhatsApp TRIOMPHE MAG https://whatsapp.com/channel/0029VaCcWQz59PwKMBfy9k0f
La justice béninoise durcit le ton face aux propos jugés attentatoires à la sûreté de l’État. Devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme, une prévenue risque une lourde peine pour un simple message publié sur WhatsApp, désormais au cœur d’un dossier sensible.
Une sévérité assumée du parquet face aux atteintes à l’État
Selon les faits présentés à l’audience, la mise en cause est poursuivie pour incitation à la rébellion et apologie de crimes contre la sûreté de l’État. Il lui est reproché d’avoir écrit, le 7 décembre 2025, jour d’une tentative de coup d’État déjouée : « Si ce n’est pas un matin, ce serait un soir ». Un message interprété par l’accusation comme un soutien implicite à une action insurrectionnelle.
Interpellée puis placée sous procédure judiciaire, la prévenue a tenté de se défendre en affirmant avoir simplement relayé un message vu ailleurs. Toutefois, les investigations menées ont, selon le parquet, permis d’établir qu’elle en serait en réalité l’auteure, renforçant ainsi les charges retenues contre elle.
Dans ses réquisitions, le ministère public a demandé à la Cour de reconnaître la prévenue coupable des faits qui lui sont reprochés. Il a ainsi requis une peine de cinq ans d’emprisonnement ferme assortie d’une amende de cinq millions de francs CFA.
Le délibéré de la Cour est attendu pour le 14 avril 2026. Une décision très attendue, qui pourrait faire jurisprudence en matière de régulation des propos tenus en ligne au Bénin.

