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Hausse drastique du prix de l’essence frelatée au Bénin jusqu’à 900 FCFA le litre à Cotonou et Abomey-Calavi

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Au Bénin, notamment entre Abomey-Calavi et Cotonou, le prix du litre d’essence frelatée a grimpé jusqu’à 900 FCFA depuis le début de la semaine, contre 650 FCFA il y a quelques jours. Cette hausse soudaine, attribuée à des tensions sur le marché nigérian et à des facteurs internationaux, impacte directement les consommateurs et le secteur des transports.

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La hausse est brutale et ne passe pas inaperçue. En quelques jours seulement, le prix de l’essence frelatée, largement consommée par les usagers béninois, a connu une envolée spectaculaire. De 650 FCFA la semaine dernière, le litre s’échange désormais entre 750 et 900 FCFA sur les étalages informels d’Abomey-Calavi à Cotonou.

Dans les stations-service, les pompistes décrivent une affluence inhabituelle. « Depuis deux jours, on voit clairement la différence. Les clients viennent en masse, surtout ceux qui n’avaient pas l’habitude des stations », confie Serge Ahomadégbé, pompiste à Abomey-Calavi. Selon lui, cette ruée soudaine oblige les équipes à s’organiser autrement. « On travaille sous pression maintenant. Si ça continue, il faudra revoir nos stocks pour éviter les ruptures. »

Même constat à Cotonou où Mireille Kpossou, également pompiste, évoque une situation inattendue. « Habituellement, on a une clientèle assez stable. Mais là, ce sont de nouveaux visages tous les jours. Les gens disent que l’essence frelatée est devenue trop chère, donc ils préfèrent venir ici », explique-t-elle,. Elle indique que certains clients restent surpris par les prix réglementés pourtant plus stables.

Du côté des usagers, l’inquiétude est palpable. Arnaud Zinsou, conducteur de taxi-moto, affirme être directement impacté par cette hausse. « Avant, avec 2 000 FCFA, je pouvais tenir une bonne partie de la journée. Aujourd’hui, ce n’est plus possible. Je suis obligé d’augmenter mes tarifs, sinon je travaille à perte », déplore-t-il.

Même son de cloche chez Clarisse Hounkpatin, employée de commerce et utilisatrice régulière de moto pour ses services de livraison. « Le transport devient cher chaque jour. Les conducteurs n’ont pas le choix, mais nous aussi on souffre. Avec 900 FCFA le litre, tout va forcément augmenter », explique-t-elle. La jeune femme est visiblement préoccupée par les répercussions sur son budget quotidien.

Une crise importée du Nigeria

Derrière cette flambée, les regards se tournent vers le Nigeria, principal fournisseur de l’essence de contrebande écoulée au Bénin. Toute perturbation dans ce pays a des répercussions quasi immédiates sur le marché béninois.

Deux hypothèses sont évoquées pour expliquer la situation actuelle. Soit, un renforcement des contrôles aux frontières pour limiter les exportations frauduleuses, ou une hausse des prix directement sur le marché nigérian. À ce stade, la seconde piste semble la plus plausible.

En effet, le Nigeria fait face à une augmentation notable des prix à la pompe. Le litre d’essence y a atteint environ 1 250 nairas, soit près de 512 FCFA, dans certaines localités. Cette hausse se répercute automatiquement sur le marché informel béninois, dépendant de cet approvisionnement.

Par ailleurs, la politique énergétique nigériane connaît des ajustements majeurs. La raffinerie Dangote Refinery, qui s’était engagée à maintenir des prix accessibles pour le marché local, a récemment revu ses tarifs à la hausse. En parallèle, les autorités nigérianes ont suspendu les licences d’importation de carburant pour favoriser la production locale, une décision qui pourrait réduire l’offre disponible à court terme.

Et la guerre au Moyen-Orient

À ces facteurs internes s’ajoutent des tensions internationales, notamment au Moyen-Orient, évoquées par certains acteurs du marché, même si leur impact réel reste difficile à cerner pour les vendeurs à la base.

Dans ce contexte, les conséquences se font déjà sentir au Bénin, notamment dans le secteur des transports. Les conducteurs, confrontés à l’augmentation du coût du carburant, n’ont d’autre choix que de revoir leurs tarifs à la hausse, avec un impact direct sur le pouvoir d’achat des populations.

La situation pourrait ainsi marquer un tournant, en incitant davantage d’usagers à se tourner vers les circuits formels, tout en posant la question de la dépendance du Bénin à l’essence de contrebande en provenance du Nigeria. « Les liens sont très importants entre les deux pays. Quoi de plus normal. La ville de Lagos compte davantage d’habitants que le Bénin tout entier. Si le Nigeria s’enrhume, le Bénin tousse », avait reconnu Jean-Baptiste Satchivi, alors directeur général du Comptoir de Distribution de Produits Alimentaires en décembre 2022.

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