Paludisme au Bénin : le Japon finance un projet de 2,3 millions de dollars misant sur les drones et l’intelligence artificielle
Le Bénin a officiellement lancé, le mardi 30 juin 2026 à Cotonou, le projet « Action intégrée pour la prévention du paludisme : partenariat public-privé et engagement local des jeunes au Bénin ». Financé par le Japon à hauteur de 2,3 millions de dollars, ce programme introduit des drones, la cartographie géospatiale et l’intelligence artificielle pour renforcer la lutte contre le paludisme dans six communes pilotes.
Cliquez sur ce lien pour intégrer notre chaîne WhatsApp TRIOMPHE MAG https://whatsapp.com/channel/0029VaCcWQz59PwKMBfy9k0f
Face à un paludisme qui demeure l’une des principales causes de morbidité au Bénin, le gouvernement mise désormais sur les nouvelles technologies pour intensifier la prévention. Le lancement officiel du projet « Action intégrée pour la prévention du paludisme : partenariat public-privé et engagement local des jeunes au Bénin » marque une nouvelle étape dans la stratégie nationale de lutte contre cette maladie.
La cérémonie s’est tenue à Cotonou sous la présidence du ministre de la Santé, le Professeur Benjamin Hounkpatin, en présence de l’ambassadeur du Japon près le Bénin, S.E.M. Uezono Hideki, et de la représentante adjointe de l’UNICEF au Bénin, Aude Rigot.
Au cœur de cette initiative figure une approche innovante de lutte antivectorielle. Des drones seront déployés pour pulvériser des larvicides homologués par l’Organisation mondiale de la Santé dans les gîtes larvaires situés dans les zones de forte endémicité. Le projet s’appuie également sur la cartographie géospatiale et l’intelligence artificielle afin d’identifier avec précision les zones à risque, d’améliorer la surveillance environnementale et de rendre les interventions plus rapides et plus efficaces, y compris dans les zones difficiles d’accès.
Une approche technologique et communautaire pour freiner le paludisme
Doté d’un financement de 2,3 millions de dollars du gouvernement japonais, le projet sera mis en œuvre dans les communes de Copargo, Djougou, Tchaourou, Ouidah, Abomey-Calavi et Cotonou. Il combine plusieurs axes d’intervention, notamment le contrôle des vecteurs, la vaccination ainsi que la mobilisation des jeunes et des communautés locales.
Selon le ministre de la Santé, cette stratégie permettra de réduire durablement la densité des moustiques grâce à une approche intégrée. Il a précisé que le larvicide utilisé répond aux normes de sécurité recommandées par l’OMS et que le recours aux drones offrira davantage de précision, de rapidité et d’efficacité dans les opérations de traitement.
Pour la représentante adjointe de l’UNICEF au Bénin, l’originalité du projet réside également dans l’implication des jeunes, des relais communautaires et des leaders locaux. Ceux-ci contribueront aux actions de sensibilisation, au suivi des interventions et à la promotion des bonnes pratiques de prévention, afin de garantir un impact durable au sein des communautés.
De son côté, l’ambassadeur du Japon a souligné que cette initiative s’inscrit dans la vision nationale « Bénin 2060 Alafia, un monde de splendeurs » et répond aux engagements pris dans le cadre de la TICAD9, qui accorde une priorité au renforcement des systèmes de santé africains en matière de prévention, de préparation et de réponse aux menaces sanitaires.

