Bénin – Insuffisance rénale: décès du journaliste Judicaël Gbaguidi, “le dialysé sans prise en charge”
Le journaliste béninois Judicaël Gbaguidi est décédé ce mardi 27 janvier 2026, après plusieurs années de lutte contre l’insuffisance rénale. L’annonce de sa disparition a été faite sur les réseaux sociaux par une proche, Valérie Gbaguidi, suscitant une vive émotion dans le monde des médias.
Le journaliste Judicaël Gbaguidi, Présentateur de l’émission Vivre en Couple et Directeur de publication du journal Échos de nos Communes n’est plus. Figure connue de la sphère médiatique béninoise, il est décédé ce mardi 27 janvier 2026 après des années de rude combat contre l’insuffisance rénale. L’annonce de sa mort a été rendue publique par Valérie Gbaguidi à travers un message poignant publié sur les réseaux sociaux : « Mardi sombre, notre frère s’en est allé les armes à la main. RIP Judicaël Gbaguidi ».
Très actif sur les réseaux sociaux, Judicaël Gbaguidi se fait appelé “le dialysé sans prise en charge”. Il s’était imposé ces dernières années comme une voix engagée, partageant sans filtre son quotidien marqué par la maladie. Il multipliait les appels à l’aide et les cagnottes solidaires afin de faire face aux coûts élevés des séances de dialyse, une prise en charge lourde financièrement malgré l’élan de solidarité de nombreux internautes.
La veille de son décès, le journaliste avait encore publié des images de sa dernière séance de dialyse. Affaibli mais reconnaissant, il remerciait ceux qui continuaient de le soutenir, tout en relançant un appel à la solidarité dans un message daté du lundi 26 janvier 2026.
La prise en charge des dialysés, un combat jusqu’au bout
Quelques jours plus tôt, le samedi 24 janvier, Judicaël Gbaguidi avait déjà alerté sur l’aggravation de son état de santé. Hospitalisé à la suite d’un essoufflement sévère, il annonçait une ponction décidée avec son néphrologue après une longue séance de dialyse, décrivant sa grande fatigue et la difficulté à mener une vie normale.
Dans ses publications, le journaliste évoquait avec lucidité et inquiétude la valeur inestimable de la santé. Il faisait également état du décès récent de plusieurs autres patients dialysés, appelant à l’union de prières et rappelant la fragilité de la vie.
Au-delà de son combat personnel, Judicaël Gbaguidi s’était érigé en défenseur des personnes souffrant d’insuffisance rénale. Jusqu’à ses derniers jours, il n’a cessé de plaider pour une meilleure prise en charge des dialysés, interpellant les autorités afin que cette problématique soit intégrée au Programme d’actions du gouvernement (PAG).
Sa disparition relance le débat sur l’accès aux soins et la protection des patients atteints de maladies chroniques au Bénin.

